EN PREMIÈRE PAGE: LE CADRE QUE P.-E.
BERNIMOLIN GARDAIT SUR SON BUREAU:
une photo avec Jacques Chirac
dédicacée à son Ami Pierre Bernimolin.
.
Deux témoignages personnels de
Pierre-Emile Bernimolin sur ses
vingt-cinq ans d'actions…
…comme Chef du Protocole de la
Ville de Liège
Chef du Protocole et des Relations Extérieures de la Ville de Liège de 1968 à 1994, Pierre-Émile Bernimolin écrivit :
« En tant que Chef du Protocole, j'ai organisé une vingtaine de visites de Chefs d'Etat dont les Présidents Léopold Sédar Senghor (Sénégal), Diori Hamani (Niger), Jean Bedell Bokassa (Centrafrique), Georges Pompidou et François Mitterrand (France), le Roi d'Espagne, la Reine des Pays-Bas, la Reine du Danemark et, bien entendu, le Roi et la Reine des Belges, de nombreuses fois.
» En tant que Chef des Relations Extérieures, j'ai organisé différentes manifestations dont plusieurs relatives à la Francophonie : réunion de l'A.C.C.T. (Agence de Coopération Culturelle et Technique), des Ministres de la Culture, des Ministres de la Francophonie, Mois de la Francité, etc.
» Avec la création d'un État fédéral en Belgique, j'ai été amené à former les futurs Chefs du Protocole de Bruxelles, Verviers et Charleroi. »
…. et comme Chef du Protocole de
l'A.I.M.F..
Chef du Protocole et chargé des Relations internationales à Paris de 1979 à 2005 de l'A.I.M.F. (Association Internationale des Maires et responsables des capitales et métropoles partiellement ou entièrement Francophones), Pierre-Emile Bernimolin précisa :
« En tant que Chef du Protocole de l'A.I.M.F., j'ai organisé toutes les réunions de celle-ci (réunions de bureau, colloques, assemblées générales) pendant plus de vingt-cinq ans et ce, sous la Présidence des Maires de Paris (Monsieur Jacques Chirac, Monsieur Jean Tibéri et Monsieur Bertrand Delanoé).
» Certaines de ces réunions s'intégraient aux réunions ministérielles et aux sommets de la Francophonie.
» J'ai conseillé la plupart des Maires des Villes membres de l'A.I.M.F. et assuré des formations dans le domaine du Protocole au Maroc, en Tunisie, au Congo, en Italie (Gouvernement du Val d'Aoste) et également à l'O.I.F. (Organisation Internationale de la Francophonie). »
NOTICE BIOGRAPHIQUE
Pierre-Emile Bernimolin (1) est né à Liège le 6 novembre 1933 et décédé à Beaufays (Chaudfontaine) le 8 octobre 2008, à la veille de ses 75 ans.
Il obtint à l'Ecole Normale communale liégeoise « Jonfosse » un diplôme de Régent littéraire et, ayant été agrégé de l'enseignement secondaire, il devint professeur en 1954.
Mais bientôt la guerre froide le conduisit à effectuer de 1955 à 1957 un long service militaire dans les troupes blindées où ensuite, il devint, comme officier de réserve, Commandant.
Pendant une dizaine d'années, il anima des cours de langue française dans l'enseignement technique communal liégeois, notamment au sein d'une école qui a la particularité de compter aujourd'hui une majorité d'étudiants de nationalité française, celle d'armurerie, unique en Europe.
Pierre-Emile Bernimolin épousa une enseignante Andrée-Marcelle Creton qui lui donna deux enfants : Anne-Catherine épouse de Daniel Goffin et Philippe, cadre au Palais des Congrès de Liège, marié à Dominique Linden. Il avait aussi deux petites-filles : Alicia et Alexandra.
En 1967, un Ministre P.L.P. wallon, le Namurois Michel Toussaint attacha P.-E. Bernimolin au Service de Presse et des Relations extérieures de son cabinet de l'Éducation nationale .
En 1968, celui-ci fut appelé à succéder à M. Maréchal (le père de Robert l'ancien directeur des affaires culturelles municipales) en tant que Chef du Protocole et des Relations extérieures de la Ville de Liège. Il exerça cette haute fonction de manière exemplaire, pendant plus de vingt cinq ans (étant en raison de la situation financière de la Ville pré-retraité d'office à 56 ans, en 1989 mais continuant à superviser son ancien service – en particulier lors des événements les plus importants - jusqu'en 1995, date à laquelle Jean-Marie Roberti fut chargé de diriger le Protocole et les Relations extérieures en plus du Service d'Information et de Presse créé en 1977 au moment de la fusion des communes).
Pierre-Emile Bernimolin fut un des plus proches collaborateurs du Bourgmestre Maurice Destenay, Ministre d'Etat, dont il partageait les idéaux libéraux, liégeois et wallons. Chargé de nombreuses missions, le Chef du Protocole travailla à cette époque dans une équipe dirigée par René Hanssen, Chef de Cabinet du Bourgmestre et qui comprenait notamment Georges Goldine (ainsi que d'autres futurs échevins : feu Joseph América au début des années 70 et feu Hubert Pirotte commerçant en centre-ville) mais aussi Robert Maréchal, déjà cité, Jo Bailly ou René Kilesse.
Sa réalisation la plus marquante eut lieu à la fin de la vie de Maurice Destenay lorsqu'il organisa en 1973 les « cinq semaines de la francité » sur le thème Liège accueille les Pays de langue française, opération qui mobilisa la Cité (dont les principales rues avaient rebaptisées aux noms de chacun des Etats francophones) et qui permit de recevoir de multiples personnalités allant de l'ancien ministre du Général de Gaulle Léo Hamont jusqu'à le futur « Empereur » Bokassa Ier.
Si Pierre Bernimolin resta ensuite proche des Bourgmestres successifs de la Ville de Liège : feu Charles Bailly, Edouard Close, William Ancion faisant fonction, feu Henri Schlitz et même Jean-Maurice Dehousse, c'est avec Jacques Chirac, Maire de Paris puis Président de la République française qu'il renoua des liens aussi étroits que ceux qu'il avait contractés avec Maurice Destenay.
Lorsqu'en 1979, Jacques Chirac et Jean Pelletier, Maires de Paris et de Québec, fondèrent à Québec l'Association Internationale des Maires et responsables des capitales et métropoles partiellement ou entièrement de langue Française, non seulement la Ville de Liège fut choisie pour faire partie du Bureau exécutif de la nouvelle organisation (ce qui est toujours le cas) mais en outre au sein du Secrétariat permanent implanté rue des Halles à Paris, Pierre Bernimolin joua aux côtés du Secrétaire permanent Pierre Figeac un rôle majeur qui lui acquit l'entière confiance de Jacques Chirac. Celui-ci le citait nommément lors de ses interventions à l'A.I.M.F.. Pierre Bernimolin organisa la réception à Liège du Maire de Paris et à deux reprises celle (cordiale et efficace) des forces vives liégeoises à l'Elysée (notamment à l'époque du "Groupe Japon" quant au dossier TGV Nord-Est) . Jacques Chirac et Pierre Bernimolin se tutoyaient et le Président de la République française confia souvent à « son » Chef du Protocole la mise sur pied des parties privées de ses voyages officiels.
Amoureux des chevaux et des voitures anciennes (particulièrement les anglaises) qu'il remettait en état de marche, grand collectionneur de cannes (y compris de cannes-épées), Pierre-Emile Bernimolin était méticuleux et exigeant pour ses collaborateurs comme pour lui-même (cachant soigneusement ses douleurs quand son dos le faisait souffrir ou subissant stoïquement quand il devait accompagner des visiteurs à l'Opéra des interprétations lyriques qu'il ne supportait pas). Très « british » d'aspect, il était cependant un défenseur résolu du monde francophone.
Lorsqu'en 2005, l'A.I.M.F. mit fin aux fonctions de ses deux chevilles ouvrières devenues largement septuagénaires Pierre Figeac et Pierre Bernimolin, le monde chiraquien assura à Pierre Bernimolin un autre mission : celle de conseiller technique à l'Union internationale de la Presse Francophone auprès du secrétaire général international Georges Gros.
Pierre Bernimolin continua donc à partager son existence très active entre Liège (la rue Henri Vieuxtemps) et son appartement parisien près des Tuileries, du Carroussel du Louvre ou de l'Avenue de l'Opéra (2 rue Thérèse dont le nom rappelle l'épouse autrichienne de Louis XIV) et proche aussi de l'A.I.M.F. ou de l'Elysée. C'est là qu'il fut frappé par une thrombose qui ne fut pas mortelle en raison de l'intervention de la cellule médicale de l'Elysée. Rapatrié à Liège, une tumeur fut diagnostiquée et elle devait s'avérer fatale à l'issue d'un long combat inégal qui vit Pierre et son épouse déménager à Beaufays près de chez leur fils.
Rappelons encore que depuis 1994 (exequatur le 8 Février) Pierre-Emile Bernimolin était Consul honoraire du Sénégal pour les Provinces de Liège et du Luxembourg et qu'il apporta comme conseiller du bureau du Corps consulaire de la Province de Liège sa grande compétence au service de ses collègues. Pour favoriser la coopération avec le Sénégal il avait accepté de devenir un actif administrateur de l'A.S.B.L. AFRICA 2000 fondée par l'entrepreneur de constructions feu André Dethier après les succès des raids Liège Dakar Liègeencouragés par le quotidien « La Meuse » et le Grand Bazar de la Place Saint-Lambert.
Administrateur-délégué du Palais des Congrès de Liège de 1994 à 1998, Pierre Bernimolin resta administrateur de l'I.G.I.L. (la société coopérative Intercommunale de Gestion Immobilère Liégeoise, gestinnaire du Palais des Congrès et de la Foire Internationale de Liège) et fut Président puis resta Président d'honneur de l'A.I.V.F.C. (Association internationale des Villes francophones de Congrès).
Parmi ses autres fonctions, relevons encore ses rôles d'administrateur et de membre du comité exécutif de l'A.S.B.L. « Le Grand Liège ». Il administra et contrôla les comptes de l'A.S.B.L. « Les Manifestations Liégeoises », était membre actif de la Société Littéraire, avait présidé pendant la seconde moitié des années 80 (succédant à Pierre Stiévenart) le Cercle Liégeois de l'Information et des Relations Publiques (C.L.I.R.P. aujourd'hui fusionné avec les travailleurs du secteur de la publicité dans l'Union Professionnelle des Métiers de la Communication U.P.M.C.),
Membre de la Confédération européenne des Relations publiques, de l'Union professionnelle des conseillers et des cadres supérieurs en relations publiques, il fut aussi à Milan rapporteur à la Conférence des Maires des Grandes Villes du Monde. Il a été membre de l'association belge du Conseil des Communes d'Europe et vice-présida l'A.L.D.F. l'association des Liégeois de France.
Lors des funérailles de Pierre Bernimolin le samedi 11 octobre qui eurent lieu à Beaufays de manière discrète, on notait beaucoup de fleurs (notamment d'origine parisienne) et la présence du Gouverneur de la Province de Liège Michel Foret, des Bourgmestres de Liège et de Chaudfontaine Willy Demeyer et Daniel Bacquelaine et des anciens Bourgmestres de Liège et anciens ministres Edouard Close et Jean-Maurice Dehousse, du Bourgmestre ff d'Ans Stéphane Moreau, du Député provincial Paul-Emile Mottard, de l'ancien Echevin de Liège Georges Goldine, des Conseillers communaux liégeois Raphaël Miklatski et Pierre Gillissen, du Secrétaire général du Corps consulaire de la Province de Liège Didier Bronne, consul honoraire de Norvège, de l'Inspecteur général responsable du Protocole pour la Ville de Liège Jean-Christophe Peterkenne et comme représentant de la France (en raison de diverses absences justifiées) du Consul Général à Bruxelles M. Mucetti accompagné de son épouse et de Marie-France Dubuisson vice-consule au Consulat Général à Liège. Diverses personnes se trouvaient alors à l'étranger tels William Ancion, Jean-Marie Roberti, etc.
ORIGINES DU NOM
(1) Son nom déjà est bien liégeois comme nous l'explique Théodore Gobert puisque, dès le XIIIème siècle, un lieu-dit à Fétinne s'appelait « Bernimolin », le moulin de Bernier ou de Bernir. Et, serait-ce de manière prémonitoire ?, Gobert nous parle d'un Gilles Bernimolin qui après avoir servi les Empereurs Charles Quint, Ferdinand et Maximilien puis le Roi Philippe II, entra en 1571 « en qualité de gentilhomme et maître d'hôtel » dans la maison du Prince-Évêque Gérard de Groesbeck puis dans celle du successeur de ce dernier, Ernest de Bavière.
Et bien plus près de nous (en 1936) c'est l'architecte Émile Bernimolin que Georges Truffaut choisit avec le sculpteur Joseph Zomers pour édifier en Outremeuse le monument à la gloire de Tchantchès (et un peu moins à celle de Nanèsse).
25 DISTINCTIONS HONORIFIQUES
(2) Quelque vingt-cinq distinctions honorifiques ont été octroyées à Pierre-Emile Bernimolin
Commençons protocolairement par les deux principaux ordres belges créés en 1832 et 1897, celui de Léopold puis celui de la Couronne dans lesquels Pierre Bernimolin fut fait respectivement Chevalier le 20 juillet 1976 et Officier le 7 avril 1981.
Il reçut aussi en Belgique la Médaille civique de 1ère classe le 17 juin 1987 et la Croix civique de
1ère classe le 18 octobre 1989.
En France, P.-E. Bernimolin reçut quatre décorations : tout d'abord la Légion d'Honneur dont il fut fait successivement Chevalier puis Officier et enfin Commandeur lors d'une réception en juin 1996 à l'Élysée où le Président Chirac avait tenu à lui rendre personnellement hommage.
Administrateur-Trésorier Général de la section de Belgique de la Société de la Légion d'Honneur, il portait, comme Commandeur, lors des manifestations officielles de celle-ci, l'insigne en or d'un diamètre de 60 mm en sautoir avec ruban moiré de 40 mm et sur cet insigne une étoile, des couronnes de chêne et de laurier ainsi que les mentions R.F. (République française), Honneur et Patrie, 29 Floréal an X (19/5/1802) tandis que plus fréquemment (par exemple les 14 Juillet à Liège) il arborait la rosette rouge sur demi-nœud d'argent
Pierre-Emile Bernimolin reçut en outre de nos voisins les insignes d'Officier de l'Ordre National du Mérite le 12 décembre 1980 et il fut fait dès le 31 juillet 1970 Chevalier des Palmes Académiques (qui est aussi appelée pour distinguer la couleur de son ruban de celle rouge de la Légion d'Honneur, la « Légion violette » et qui fut créée pour distinguer les mérites des enseignants).
Enfin, la Ville de Paris lui attribua sa Médaille d'Argent le 15 octobre 1981.
Au Sénégal où sous la Présidence d'Abdou Diouf, successeur de Léopold Sédar Senghor (devenu en 1980 à sa sortie de charge présidentielle docteur honoris cause de l'Université de Liège) Pierre Bernimolin fut choisi en 1993 (exequatur en 1994) comme Consul honoraire pour les provinces de Liège et du Luxembourg.
Il devint au Sénégal (où la Ville de Saint-Louis est jumelée depuis 1977 à celle de Liège) Officier de l'Ordre du Mérite dès le 12 octobre 1970 et surtout Commandeur de l'Ordre National du Lion le 28 février 1980.
Il reçut aussi trois autres cravates de commandeur celle de « Commandatore Al Merito della Republica Italiana » le 2 juin 1982 et celles de Commandeur de deux ordres nationaux africains : le 28 mars 1996, de l'Ordre national du Bénin (l'ex-Dahomey) au moment de l'élection à la présidence du Général Mathieu Kérikou et de l'Ordre national de la République du Congo en juillet 1997 alors que s'affrontaient autour de Brazzaville et de Pointe noire les zoulous de l'ancien président Lissouba et les « cobras » de l'actuel président Nguesso.
Pierre Bernimolin a reçu dès le 12 octobre 1972 la médaille Pro Merito de la Société Internationale de Wilton Park qui fut fondée comme haut lieu de dialogue international dans le sud de l'Angleterre par des personnalités telles que Winston Churchill (Wilton Park Conferences, Wiston House, Steyning, West Sussex. BN44 3DZ. UK. Tel +44 (0) 1903 815020 E-mail : admin@wiltonpark.org.uk
Site: http://www.wiltonpark.org.uk) .
Il resta membre de la Société Internationale de Wilton Park.
Pour services rendus aux Républiques d'Allemagne et d'Autriche, Pierre Bernimolin reçut deux croix du mérite, la « Verdienskreuz 1.Klasse » allemande le 22 novembre 1977 et la « Grosse Verdienskreuz » autrichienne le 28 mars 1974.
Quant aux Pays-Bas, à la Pologne, au Danemark, au Niger, au Rwanda et à l'Espagne, ils firent de Pierre Bernimolin, six fois de plus, un officier : le 30 mars 1981 de l'Ordre d'Orange-Nassau, en 1974 de l'Ordre « Polonia Restitua », le 17 novembre 1976 de l'Ordre de Dannebrog, le 30 juillet 1974 de l'Ordre national nigérien, en 1976 de l'Ordre national rwandais et en 1977 de l'Ordre d'Isabelle la Catholique.
Pierre Bernimolin accepta enfin le 17 février 1976 la Médaille d'argent du Souvenir français, le 24 février 1978 la distinction de Chevalier de la Courtoisie belge et le 16 mars 1985 l'insigne de Commandeur de la Courtoisie française.
Cette liste ne comprend pas de distinctions aujourd'hui disparues comme celle de la République démocratique allemande (Allemagne de l'Est) dont le Président fut reçu à Liège dans le cadre d'une visite d'Etat en notre Royaume. J.-M. R.
Annexes.
UN ARTICLE DE LILY PORTUGAELS DANS LES PAGES
« GAZETTE DE LIÉGE » DU QUOTIDIEN « LA LIBRE
BELGIQUE » DU SAMEDI 11 OCTOBRE 2008
Pierre Bernimolin n'est plus
Pierre-Émile Bernimolin, né le 6 novembre 1933 à Liège vient de décéder ce mercredi 8 octobre à Beaufays. L'absoute, suivie de l'inhumation au cimetière de Beaufays a lieu ce samedi à 11h30 en l'église Saint-Jean l'Évangéliste de Beaufays.
On le savait fragile depuis quelque temps mais la nouvelle de sa mort a tout de même surpris douloureusement les Liégeois. Sa carrière à la direction des relations publiques de la Ville de Liège est un exemple pour tous ceux qui de près ou de loin touchent au protocole et à la communication.
Avec une élégance qui ne l'a jamais abandonné, une aimable politesse qui lui permettait d'arrondir tous les angles, même les plus aigus, il avait su donner à la Ville de Liège une réputation de bon accueil répandue dans le monde entier. Bien des journalistes liégeois se souviendront encore de la manière dont il avait réglé tous les problèmes de préséance lors des grandes fêtes de la Francité à Liège. Et aussi de la gentillesse avec laquelle il répondait à tous ceux - et ils étaient nombreux - qui avaient recours à lui dans la recherche d'une documentation, d'une date, d'un événement. Une disponibilité de laquelle n'était jamais exclu un devoir de réserve auquel il était extrêmement attaché. Sa compétence en matière de communication il l'avait mise également à la disposition du Clirp (Cercle liegeois de l'information et des relations publiques) dont il assuma la présidence plusieurs années. Après sa retraite des activités liégeoise, c'est Paris qui bénéficia de ses compétences et le président français Jacques Chirac lui rendit un jour hommage pour son travail en tant que chef du protocole à l'AIMF (Association internationale des maires francophones). Même rayonnement à l'AIVFC (Association Internationale des Villes francophones de congrès) pour qui il fut un président attentif et efficace. La haute estime dans laquelle le tenaient plusieurs membres de la famille royale témoigne aussi des qualités de cet homme intègre. Nous tenions à faire état de notre tristesse devant la disparition d'un grand Liégeois et de redire à sa femme qui fut toujours pour lui un soutien indéfectible, combien notre sympathie lui est acquise ainsi qu'à ses enfants. (L.P.)
UN MESSAGE A PARIS DE L'UNION DE LA PRESSE FRANCOPHONE PUBLIÉ SUR SON SITE INTERNET CE MERCREDI 15 OCTOBRE 2008.
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UPF. Décès de Pierre Bernimolin : les journalistes
francophones ont perdu un ami. |
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Pierre Bernimolin, conseiller auprès du secrétariat général de l'UPF, ancien chef du protocole de l'Association des maires francophones, est décédé le 8 octobre à Beaufays (Chaudfontaine, Belgique) où il a été inhumé.
Pierre-Emile Bernimolin est né le 6 novembre 1933 à Liège. Après une carrière appréciée à la direction des relations publiques de sa ville dont il présida le Cercle liegeois de l'information et des relations publiques (CLIRP), il apporta ses compétences aux institutions francophones à Paris comme chef du protocole de l'Association internationale des maires francophones (AIMF) et comme président de l'Association Internationale des Villes francophones de congrès (AIVFC).
Elégant, de naturel courtois et chaleureux, il maîtrisait un savoir-faire diplomatique qui lui a valu la haute estime de bien des dirigeants. Lors de sa retraite, Pierre Bernimolin a mis durant quatre années son expérience et son attachement à la francophonie au service de l'Union internationale de la presse francophone (UPF) auprès du secrétaire général international Georges Gros.
Pierre Bernimolin est "un exemple pour tous ceux qui de près ou de loin touchent au protocole et à la communication" commente La Libre Belgique en annonçant la mort de ce grand Liégeois et grand Francophone à qui le Président français Jacques Chirac avait rendu hommage en sont temps pour son action et pour la qualité de son travail en faveur la Francophonie. Pierre Bernimolin était consul honoraire du Sénégal à Liège.
L'HOMMAGE DE PHILIPPE GILLAIN AU NOM DE L'UNION DES PROFESSIONNELS DES MÉTIERS DE LA COMMUNICATION A PIERRE BERNIMOLIN ANCIEN PRÉSIDENT ET FONDATEUR DU CERCLE LIÉGEOIS DE L'INFORMATION ET DES RELATIONS PUBLIQUES (C.L.I.R.P.) Un air de major anglais, un regard malicieux et perçant, une gouaille discrète et un esprit caustique, Pierre Bernimolin était un francophile internationaliste et fidèle à Liège. Il nous a quittés le 8 octobre, juste avant ses 75 ans. Co-fondateur avec Pierre Stiévenart et Jean-Marie Roberti de notre ancien CLIRP, il dirigea le service des relations publiques de la Ville de Liège pendant plusieurs décennies avec professionalisme, diplomatie et discrétion. Ce qui ne l'empêchait pas d'être autoritaire et ferme quand certains de nos hôtes internationaux dépassaient les limites du caprice ou du bon goût ! Ecouter, en cercle privé, Pierre narrer des anecdotes sur les errements, les fantaisies et les bourdes des invités de marque de la Ville de Liège était jubilatoire… il fut plusieurs fois sollicité pour publier ses mémoires. On aurait pu les intituler « Les carnets du Major Bernimolin ». Mais son omniprésence sur le terrain, ses fréquents déplacements vers Paris, où Chirac l'appela pour assumer les fonctions de chef du protocole de l'Association des Maires francophones (AIMF) et sa passion pour les beaux objets, dont entre autres les cannes, ne lui laissaient que peu de temps pour se plonger dans ses souvenirs. J'eus la chance de partager avec lui un grand moment : la visite de Gérard Depardieu à Liège, en 1992, pour le lancement du film « Mon Père ce Héros » dans lequel Marie Gillain faisait ses premiers pas de comédienne. C'est Pierre qui avait tout organisé : l'escorte de motards, dès l'arrivée aux portes de la ville, la réception officielle à l'Hôtel de Ville et le dîner de gala, d'après projection, au restaurant le Vieux Liège. Non seulement il réussit à canaliser les fougues du grand fauve… mais surtout il le fit beaucoup rire en racontant quelques unes de ses anecdotes protocolaires! Une photo encadrée de la scène figure en bonne place dans le restaurant. Avant d'assumer ses fonctions à la Ville de Liège, pendant 25 années, il servit dans les blindés, de 1955 à 1957, enseigna, de 1958 à 1967, fut attaché au service de presse du Ministre PLP Michel Toussaint, puis, après sa pension, exerça ses fonctions protocolaires au sein de l'AIMF. Il était titulaire de quelque 25 distinctions honorifiques. Depuis 1994 il était Consul honoraire du Sénégal. Nous renvoyons les membres de l'UPMC vers Jean-Marie Roberti, son successeur à la Ville de Liège et auteur d'une notice biographique détaillée (jeanmarieroberti@voo.be) Au nom de l'UPMC, je puis assurer Anée, son épouse, Anne-Catherine et Philippe, ses enfants et Alicia et Alexandra, ses petites-filles, que nous honorons sa mémoire et pensons à lui avec tristesse, respect et admiration. Philippe Gillain, Président de l'UPMC
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